Après une interruption de deux ans en raison de la pandémie, IPW est revenu cette année en juin, plus important que jamais, attirant près de 5 000 délégués de 60 pays. J’y ai assisté en tant que journaliste, et voici mes dix principales observations post-Covid sur le voyage, issues de quatre jours de conférences de presse, de réunions et d’événements.
1. Les événements et réunions internationaux génèrent une activité économique significative
Une composante majeure du tourisme réceptif aux États-Unis est le voyage d’affaires, représentant (avant la pandémie) 1 dollar sur 5 dépensés par les voyageurs internationaux. En 2019, plus de six millions de visiteurs internationaux ont assisté à des conférences et des salons professionnels, générant plus de 20 milliards de dollars pour l’économie américaine. Cependant, après deux ans de restrictions de voyage et d’incertitude liée à la Covid, les dépenses de voyage d’affaires internationales restent inférieures de 79 % aux niveaux de 2019. La bonne nouvelle est que les niveaux de réunions prévus pour 2023 atteignent 106,3 % des niveaux de 2019.
2. Un secteur du voyage plus écologique
Le voyage durable continue d’être une grande priorité pour les entreprises du secteur du voyage, grandes et petites. Avec le changement climatique qui impacte les destinations et les opérateurs, de nombreux secteurs de l’industrie du voyage américaine font leur part pour réduire les émissions de carbone, diminuer les déchets et protéger l’environnement. Les objectifs de neutralité carbone figurent en bonne place dans l’agenda des compagnies aériennes américaines et les principaux transporteurs se sont engagés à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Les sociétés de location de voitures mettent à jour leurs flottes pour inclure des véhicules électriques et le Congrès américain a récemment adopté un nouveau programme national d’infrastructure pour véhicules électriques (NEVI) qui mettra à disposition près de 5 milliards de dollars pour un réseau national de recharge de véhicules électriques. Ces types d’engagements et d’investissements sont essentiels pour l’avenir du voyage.
3. Destinations les plus prisées après la pandémie
Bien que les États-Unis aient toujours été une destination de voyage populaire, en juin 2022, les États-Unis sont la destination la plus désirée pour 36 % des voyageurs internationaux potentiels, soit près du double de la France, deuxième favori sur la liste (l’Italie arrivant en troisième position). La gestion de la pandémie par les États-Unis a eu un impact positif sur l’intérêt des voyageurs internationaux à visiter le pays, 43 % déclarant désormais être plus intéressés par les États-Unis au cours des deux prochaines années. Ces chiffres datent d’avant la suppression des exigences d’entrée liées à la Covid par les États-Unis, on peut donc imaginer que la popularité des États-Unis en tant que destination augmentera encore davantage.

4. Les principaux marchés de tourisme réceptif vers les États-Unis
Avant la pandémie, l’Europe dominait les arrivées d’outre-mer aux États-Unis avec une part de 39 %, suivie de l’Asie à 30 %, tandis que l’Amérique latine représentait 22 %. Cela a radicalement changé en 2021 et avant la réouverture des frontières en novembre 2021, la part de l’Europe a chuté à seulement 14 % et celle de l’Asie à 11 %, tandis que l’Amérique latine représentait 66 %. Alors, pourquoi ce renversement majeur ? Les marchés latino-américains n’ont pas été interdits d’entrée aux États-Unis, et ils n’avaient pas non plus de restrictions de quarantaine strictes à leur retour. Cependant, en mars 2022, le balancier était revenu en faveur de l’Europe avec la levée des interdictions de voyage dans toute la région.

5. Le voyage durable influence les décisions des voyageurs
Une sensibilisation et un désir accrus pour des options de voyage durables influencent de plus en plus les décisions des voyageurs, avec plus de 70 % des voyageurs souhaitant des voyages plus durables, contre 10 % en 2021. Selon Booking.com, les voyageurs cherchent à prendre des décisions éclairées tout au long de l’expérience de voyage, du transport à l’hébergement, ainsi que sur la manière et l’endroit où ils dépensent leur argent en voyage. La durabilité va au-delà des émissions de carbone, il s’agit également de rechercher des expériences authentiques qui peuvent apporter de la valeur aux communautés locales et leur redonner. Selon Destination Analysts, plus d’un tiers des voyageurs internationaux (37 %) recherchent des destinations « moins touristiques », tandis que 39 % s’efforcent de soutenir les petites entreprises en voyage. Il est de plus en plus évident que le voyage durable est plus qu’une tendance et devient une partie importante des projets de voyage des gens.
Retrouvez-nous la semaine prochaine pour continuer à explorer les tendances du voyage post-pandémie.